Le Mouton Carré
Parce que c’est plus facile à ranger…

La Compagnie Le Mouton Carré voit le jour en 2008.

Résolument tourné vers le jeune public, Le Mouton Carré aspire à explorer la diversité de ce public. Et parce qu’un théâtre qui s’adresse aux enfants se doit d’interpeller et d’ébranler aussi les adultes, nous tentons, au fil des créations, de toucher les « grandes personnes ».

Attentifs à ce que nos spectacles soient porteurs de sens et d’émotions, nous veillons à ce que nos créations suscitent la réflexion. Ainsi, à chaque création artistique fait écho une proposition pédagogique, permettant d’accompagner les jeunes spectateurs et de les sensibiliser à l’univers théâtral.

Le travail de la compagnie se développe autour de la rencontre entre esthétiques théâtrales et travail plastique. Dans cette démarche, le décor est toujours considéré comme un élément de jeu. 

Fondée et dirigée par Bénédicte Gougeon, la compagnie a jusqu’alors cheminé aux côtés de la Metteure en scène Nathalie Avril dont le regard a su se fondre dans l’univers du Mouton Carré pour le sublimer.

Bénédicte Gougeon
Direction Artistique
D’ou ? Comment ? Pourquoi ?
L’origine de ce « Je veux faire du Théâtre » reste une énigme pour Bénédicte, une certitude qui ne connaît pas sa source.
C’est donc une histoire qui commence sur une inconnue.
Mais d’où qu’elle vienne, cette certitude a tracé son chemin, parfois droit, parfois riche de détours.
Après plusieurs ateliers, quelques stages et divers cours de théâtre, c’est dans la classe de Jean-Luc Galmiche, sur les bancs du conservatoire du 18ème arr. de Paris que sa pratique théâtrale trouve tout son sens et acquière une réelle profondeur. C’est également au conservatoire qu’elle découvre le travail du mime et du clown qui l’amène par la suite à s’intéresser à l’Art de la Marionnette.
Pensant qu’il est toujours bon d’élargir son horizon, elle suit, parallèlement à sa formation de comédienne, un cursus universitaire à la Sorbonne Nouvelle de Paris. Dans son mémoire de Maitrise, elle questionne les limites entre l’Art et la Communication.
C’est alors que ces dix doigts la démangent. Si elle a toujours cousu, après quelques créations costumes, elle a le sentiment que sa pratique de la couture touche à ses limites. Elle se lance alors dans une formation de costumière, apprend un savoir-faire et approfondi son sens plastique.
Et puis, une idée qui tricotait sa toile depuis un petit moment, s’impose comme une évidence : Le temps est venu de monter une compagnie. Le Mouton Carré, qu’elle crée en 2008, lui donne l’espace nécessaire pour explorer et partager son propre univers artistique et plastique.
C’est avec Le Mouton Carré qu’elle rencontre le Jeune Public et tombe sous son charme. Elle est touchée par l’immédiateté des réactions de ce public qui se trouve face au spectacle vivant sans avoir de préjugés sur ce que le théâtre doit être ou non. Elle a envie de rejoindre ces petits spectateurs qui vivent intensément le présent et de s’adresser à eux sans avoir peur de l’émotion intense. Et parce qu’un théâtre qui s’adresse aux enfants se doit d’interpeller et d’ébranler aussi les adultes, Le Mouton Carré envisage toujours ses spectacles comme des créations tout public.
Sensible tant aux esthétiques théâtrales qu’au travail plastique, elle trouve son équilibre dans le mélange entre jeu d’acteur et manipulation de marionnettes. Tantôt comédienne, tantôt manipulatrice, tantôt plasticienne, c’est dans la rencontre entre toutes ces formes d’expressions qu’elle se sent bien.
Si elle donne la direction artistique du Mouton Carré et porte la compagnie tant sur scène qu’en coulisse, elle chemine, depuis le début, au côté de la metteure en scène Nathalie Baussand. Le spectacle vivant étant une affaire collective, elle tente, au rythme des projets, de former une équipe, de regrouper des talents et de créer une synergie en invitant des complices dans son univers.

Nathalie Avril
Mise en scène
1976 –10 ans, Nathalie assiste à son tout premier grand spectacle : « Les Misérables » de Robert Hossein. Un choc. Lumières, décors, musiques, tous ces comédiens sur scène. Magique, un raz de marée d’émotions la traverse. Désormais elle sait, une évidence. Reste un long chemin à parcourir…  de longues années à entendre : « Du Théâtre ! Quelle idée ! Ce n’est pas un métier ! »
Collège, lycée, Angleterre, école hôtelière, une même idée en tête.
1986 – 1990  – Elle travaille et vit à Paris. Elle entre au Conservatoire du XVIIIème et XXème et à l’école Pages.
1991 – 1995  – Heureuse petite parenthèse (prince charmant, anneau, chérubins…)
1996 – Elle reprend les cours de théâtre au sein de la compagnie « Image », dirigée par Chantal Nicolas. Une rencontre décisive. La magie opère, elle intègre la troupe professionnelle en tant que comédienne. Élargit ses connaissances, travaille sur différents projets,  dans diverses compagnies et donne aussi des cours.
Dès lors, Nathalie vit le théâtre à temps plein.
Rapidement la mise en scène la taraude.
Elle lit des textes, des images lui apparaissent, Elle a envie de les transmettre. Elle se lance, ça fonctionne.
« LE FILS » de Christian Rullier (2006) et « ANDROMAQUE » de Racine (2007) fixent définitivement son choix dans cette voie.
Elle s’y sent à sa place, apprend, observe.
De mises en scène en mises en scène, elle tend à épurer, à garder l’essentiel, visuellement et émotionnellement. Ses décors se simplifient. Souvent d’une même matière, elle les aime modulables, vivants, comme un acteur à part entière.
Dans la direction d’acteurs, elle aime composer avec les sensibilités et personnalités de chacun. Sensible aux moindres détails, elle attache une grande importance dans le choix d’une musique, d’une mise en lumières, d’une couleur pour un costume… Tout doit avoir un sens.
Entourée de comédiens,  techniciens, scénographes, éclairagistes, musiciens, elle a conscience que son travail reste le fruit de toute une équipe. Pour elle, le théâtre est une affaire de partage. Il se joue dans la créativité, l’union, l’émotion de tous.
Depuis 2008, Nathalie travaille pour la compagnie « Le Mouton Carré » au côté de Bénédicte Gougeon.

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